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Carnets du froid

une écoute

© candice nguyen

17 mars 2015. tu crois qu’on peut écouter la lumière ? il fait un temps d’estampe chinoise | un peu d’apocalypse dans ce désastre mou. (cut-up andré velter) | Ce pourrait être la résurgence fragile à peine un souffle, un frisson, un écho de la sérénité première, de la mise à l’écart qui transfigure le vertige en vertu * moi je crois bien qu’on peut écouter la lumière. il y en a...

un guide de non-expédition pour branquignoles oui pourquoi pas

les petits polaroids retrouvés, Islande oct. 2013

J’ai fait de plus loin que moi un voyage abracadabrant il y a longtemps que je ne m’étais pas revu me voici en moi comme un homme dans une maison qui s’est faite en son absence je te salue, silence je ne suis pas revenu pour revenir je suis arrivé à ce qui commence Gaston Miron, L’homme rapaillé, « Liminaire » Songs: Ohia – Nobody Tries That Hard Anymore (live) hier...

petit flocon très habile (Jacques Ancet)

Benjamin Fincher – Benshi ↑ » une neige (quelques flocons) le désir qui s’éloigne revient     cris brûlures (il neige) on ne touche jamais la blancheur     (chaleur ou sang) » Jacques Ancet, La cour du cœur, « Du Jour » (j’ai passé beaucoup de temps à la grande bibliothèque de berri uqam le mois dernier, j’ai des notes en pagaille de mes lectures dans...

move on me (Jacques Ancet)

Montréal, janvier 2015 © candice nguyen

Fink – Move On Me » Aujourd’hui tu es deux images disjointes. Cherchant à les unir l’angoisse me prend de n’être rien. Malgré le noir, pourtant, un arbre brille. Le jour reste le jour. Je dis ton nom : que dire d’autre ? Les deux images se rapprochent : l’effort est douloureux. Quand elles se confondront j’aurai peur. » Jacques Ancet, La chambre vide...

d’imprévu

From Reykjavik to Akureyri, 2013

« Le ciel, de nouveau, illumine tout de son rire, et sur toutes choses un air surabondant brasille. Le pays lointain, étranger, m’appartient à nouveau, il est devenu terre natale. Aujourd’hui j’ai élu domicile près de l’arbre qui domine le lac, j’ai dessiné quelques nuages et une cabane entourée de bétail. J’ai écrit une lettre que je n’enverrai pas...

⊕ ce qui nous meut :|| D.C. al Coda

Garðar (IS) © candice nguyen 2013

 « Alors de ses mains elle éparpille les cartes, elle bat le jeu, tout recommence da capo. » Italo Calvino, Le château des destins croisés Isaac Delusion – Waiting (acoustique)   de prévu : un retour sur les routes islandaises. bientôt. juste avant le groenland. lorsque la nuit n’existera presque plus. (la lumière, en consigner les signes, ses manifestations, toussa, tu...

trente-neuf mille pieds au-dessus du sel (Jean-Michel Maulpoix)

NYC

Thee, Stranded Horse – Le sel « Qui m’appelle ? Moby Dick à trente-neuf mille pieds au-dessus du Canada. J’aime qu’il faille transiter par l’immensité gelée des pôles pour passer d’une vie à une autre. Je ne grille plus de cigarettes depuis trois mois. Seulement des fuseaux horaires. » Jean-Michel Maulpoix, Domaine Public neige à montréal (un festival en...

send the dark underneath (Portishead x Jacques Ancet)

Montréal, avenue du Mont-Royal, janvier 2015

Songe à ce que serait pour ton ouïe, toi qui es à l’écoute de la nuit, une très lente neige de cristal. Philippe Jaccottet, A la lumière d’hiver, « À Henry Purcell » Portishead – The Rip 4 un ciel où commence le temps (bleu blanc) la cicatrice d’un visage   5 son vide (mais pas rien) la main ouverte encore le souffle froid   6 et la nuit se referme son murmure...

(loin devant le temps) (je fais la somme. le plus. le moins.) un champ immense sous le givre d’hiver

© candice nguyen

« C’est la beauté, dis-tu. Tout le ciel au bord des yeux, tout l’air sur la peau. Toute la voix dans la voix. Qui te traverse, te déchire. » Jacques Ancet, 22 décembre 2014 Siskiyou – So Cold (il est loin en arrière le temps des écorchures légères. il est loin devant le temps de savoir renommer correctement la lumière.)   tout comme il est des choses qu’on aimerait...

(si je ferme les yeux, un oiseau se pose sur mon épaule)

Si la lumière qu’on tenait encore dans sa main casse, les pieds nus ne pourront que s’écorcher sur les tessons. Si même la lumière casse. Si les murs se resserrent. Si le chien noir qui n’est pas un dieu aboie. S’il vous mord. Arrivés là il faudrait inventer une sœur, ou un ange, comme personne jamais n’a pu en inventer. Il faudrait, pour levier à soulever pareille...

« je suis le danseur étoile, ma sœur est la ballerine, nous ne faisons plus aucun poids, nous volons en l'air, c'est une des jubilations de l'enfance de pouvoir se transformer en plume. » —Hervé Guibert

DANS LES CARNETS

à propos du silence de Larmes (largo di molto)